13 février 2009
SOUTIEN A LA GREVE GENERALE EN GUADELOUPE ET EN MARTINIQUE
Les Verts apportent leur plein et entier soutien au vaste mouvement de protestation sociale contre la vie chère qui réunit en Guadeloupe depuis plusieurs semaines la quasi-totalité des forces politiques progressistes (dont les Verts Guadeloupe), des associations et des syndicats guadeloupéens, tous réunis au sein du comité
« Liyannaj kont pwofitasyon ».
Ce collectif qui compte 52 organisations a lancé un appel à la grève générale qui est massivement suivi,. Des manifestations d'une ampleur exceptionnelle à Pointe-à-Pitre, des barrages érigés sur les routes, témoignent de l'adhésion massive de la population guadeloupéenne aux objectifs de ce mouvement qui s'étend maintenant à la Martinique et sera bientôt rejoint par la Réunion.
Au centre de ses revendications, la revalorisation du pouvoir d'achat avec une hausse de 200 Euros du salaire minimum, une hausse des allocations chômage et des prestations sociales dans cette région mono-départementale
ou le chômage des jeunes et le taux de RMI sont particulièrement élevés, ainsi que la baisse du prix de l'énergie, de l'eau, des transports, des produits de première nécessité et l'exigence de transparence dans la gestion de ces domaines. Au centre de ces revendications aussi la volonté que la population guadeloupéenne soit prioritaire dans les embauches dans un contexte de chômage exacerbé.
Les manifestations de ces dernières semaines en Guadeloupe et en Martinique sont le reflet de celles qui ont eu lieu en Guyane en novembre 2008. Au delà de la lutte contre la vie chère, elles témoignent de la légitime volonté des peuples des DOM-TOM, durement frappés par la crise économique, à mieux maîtriser leur propre développement, en termes d'autosuffisance énergétique et alimentaire, d'aménagement du territoire, d'environnement, d'économie, et de représentation institutionnelle.
La lenteur du gouvernement a prendre en compte les revendications ultra-marines est inadmissible.
Nicolas Sarkozy n'a pas eu trop de soucis à se faire lors de son interview télévisée, du début de février : pas un des journalistes présents n'a abordé le sujet, comme il n'a pas été question non plus du traitement des sans-papiers.
Aujourd'hui les négociations sont rompues.
Quand notre gouvernement décidera-t-il de prendre des engagements forts pour que les départements des DOM-TOM sortent d'une situation économique et sociale inacceptable ?
Sophie Aldeano Cluzeau
07 février 2009
BUDGET ET DEMOCRATIE LOCALE !
« … Je vous invite à discuter du Budget de la ville pour 2009 et à participer au conseil municipal du 6 février à 20 h 30 »
Tel était le libellé de l’invitation de Monsieur le Maire à l’attention des habitants de Fontenay !
En fait, nulle discussion possible, il n’y avait pas de temps prévu pour que dans la salle des questions puissent être posées à nos élus. La salle était donc réduite comme à l’accoutumée aux invectives à l’encontre des élus de droite, sous le regard toujours amusé de Monsieur le Maire.
Cet exercice de débat budgétaire n’a de débat que nom car les partis préparent chacun leur copie comme toujours, sans limitation de temps de prise de parole, chacun y va de sa diatribe contre le gouvernement, pour le gouvernement et il reste peu de place pour non pas l’exposé des projets mais leur mise en débat !
S’il l’avait pu le parti socialiste aurait fait intervenir tous ses élus !
Bref, je m’étonne que pour un budget qui doit être présenté en mars on attende le mois de février pour organiser des réunions ouvertes !!
La municipalité ne manque pourtant pas de lieux de questionnements, de réflexions et d’élaboration :
- 19 commissions thématiques actives pour la plupart (seulement 7 n’ont tenu aucune réunion, ce qui est plutôt positif)
- 13 conseils de quartiers dont 11 se sont organisés entre novembre et décembre 2008
Tous ces lieux de démocratie participative auraient pu servir aussi à réfléchir à débattre autour du budget de l’année à venir.
Sur le fond maintenant, une chose me reste de ce long conseil municipal : la situation de crise actuelle fait ressortir l’absurdité des idéologies traditionnelles car elles ne raisonnent que par rapport au système économique présent, le capitalisme. La droite parce qu’elle en joue jusqu’à la catastrophe et la gauche car elle n’ose pas le remettre en cause et le vit comme une fatalité, du moins elle s’en accommode et tente de s’en servir faute d’avoir autre chose à proposer.
La suppression de la Taxe Professionnelle était au cœur des exposés, car elle est au cœur du financement des collectivités locales. Il est certain que la suppression de la TP est un cadeau aux entreprises et surtout aux grosses entreprises, je ne reviendrai pas là-dessus mais ce qui m’a semblé le plus impressionnant c’est que notre ville se soit battu pour faire venir une grosse entreprise comme la Société Générale (la banque étant le symbole par excellence du capitalisme) plutôt que de réfléchir et travailler avec énergie au développement d’un pôle d’entreprises répondant au critères de l’économie sociale et solidaire. Ceux-là même que la gauche communiste combat idéologiquement sont sollicités pour venir enrichir la commune !!
Cherchez l’erreur !
Sophie Aldeano Cluzeau




